| 147-0 | Journal officiel du 1er avril 2004 | 486 |
Arrêté du 22 mars 2004 relatif à la résistance
au feu des produits,
éléments de construction et d’ouvrages
A N N E X E 2
MÉTHODES DE CALCUL
ET RÈGLES DE DIMENSIONNEMENT
Normes de la série P 92
P 92-701 (décembre 2000) : « Règles
de calcul. - Méthode de prévision par le calcul du comportement
au feu des structures en béton ».
P 92-702 (décembre 1993) : « Règles
de calcul. - Méthode de prévision par le calcul du comportement
au feu des structures en acier. - Annexe : méthodologie de caractérisation
des produits de protection ».
DTU P 92-703 (février 1988) : « Règles
BF 88. - Méthode de justification par le calcul de la résistance
au feu des structures en bois ».
P 92-704 (septembre 1988) : « Règles
FPM 88. - Méthode de prévision par le calcul du comportement
au feu des poteaux mixtes (acier + béton) ».
Parties relatives au feu des Eurocodes,
avec leur document d’application nationale (DAN)
XP ENV 1991. - 2-2 (décembre 1997)
: « Eurocode 1 : bases de calcul et actions sur les structures.
- Partie 2-2 : actions sur les structures. - Actions
sur les structures exposées au feu ».
XP ENV 1992. - 1-2 (février 2001)
: « Eurocode 2 : calcul des structures en béton et DAN.
- Partie 1-2 : règles générales. -
Calcul du comportement au feu ».
XP ENV 1993. - 1-2 (décembre
1997) : « Eurocode 3 : calcul des structures en acier et DAN.
- Partie 1-2 : règles générales. -
Calcul du comportement au feu ».
XP ENV 1994. - 1-2 (décembre
1997) : « Eurocode 4 : calcul des structures mixtes acier-béton
et DAN. - Partie 1-2 : règles générales.
- Calcul du comportement au feu ».
Pour un ouvrage déterminé, un seul
type de méthode (normes de la série P 92 ou Eurocodes et
DAN) doit être utilisé.
Les méthodes de calcul listées ci-avant
font référence, en cas de besoin, à des essais permettant
d’obtenir les valeurs utiles à leur mise en œuvre. Les méthodes
décrivant ces essais sont mentionnées :
- au paragraphe 2.1 de l’annexe 1 pour l’application
des normes P 92-701 à P 92-704 ;
- au paragraphe 1.3 de l’annexe 1 pour l’application
des normes XP ENV ci-dessus.
Plancher béton avec bac acier collaborant
En complément du document P 92-701 et de la norme XP ENV 1994-1-2, la détermination du degré de résistance au feu de ces planchers peut également être effectuée comme suit.
1. Isolation thermique
Le volume de béton utilisé par unité
de surface de plancher peut être converti en dalle pleine ayant,
pour une épaisseur équivalente (he), le même
volume. Toutefois, cette épaisseur équivalente ne peut être
utilisée que pour des variations acceptables entre les épaisseurs
en sommet d’onde et en fond d’onde.
Pour les bacs acier les plus simples, le calcul
de l’épaisseur équivalente et ses limites d’application sont
indiqués ci-après.
L’épaisseur équivalente minimale nécessaire
pour que l’élévation de température moyenne en face
non exposée de ces planchers ne dépasse pas 140 K, après
certaine durée d’exposition à l’incendie conventionnel, est
indiquée sûr le tableau 2.1 ci-après :
Tableau 2.1
2. Etanchéité aux gaz chauds
Dans la mesure où les planchers sont réalisés conformément aux avis techniques délivrés pour chacun d’eux, avec un recouvrement suffisant des bacs acier, le critère d’étanchéité aux gaz chauds est considéré comme satisfait sans vérification complémentaire.
3. Stabilité mécanique
3.1. Stabilité au feu au plus égale à 30
min.
Dans la mesure où les planchers sont réalisés conformément
aux avis techniques délivrés pour chacun d’eux, avec présence
d’un treillis antifissuration, il est admis, sans vérification supplémentaire,
que ces planchers avec bac acier collaborant ont une stabilité au
feu de 30 min.
3.2. Stabilité au feu supérieure à 30 min,
sans protection thermique en sous-face.
Le calcul de la stabilité mécanique est effectué selon
les règles de calcul du document P 92-701 négligeant les
efforts éventuellement repris par le bac acier et en considérant
que l’épaisseur du plancher est égale à l’épaisseur
totale bac + dalle, lors des vérifications des capacités
de rotation sur appui.
Toutefois, la présence du bac acier limite le risque d’éclatement
du béton, de sorte qu’il n’y a pas lieu d’appliquer les dispositions
prévues dans P 92-701 pour tenir compte de ce phénomène.
La connaissance du champ de température dans le plancher peut être
effectuée de différentes façons plus ou moins précises.
a)
En utilisant les résultats de P 92-701, en ne tenant pas compte
de la présence du bac acier.
b)
Par des méthodes d’interpolation et éventuellement d’extrapolation
délivrées par un laboratoire agréé. Ces méthodes
pourront être, par exemple, soit des formules empiriques donnant
les températures atteintes à différents endroits du
plancher, soit des tableaux ou abaques obtenus par calculs systématiques
en fonction des paramètres significatifs, en utilisant le programme
numérique donné dans P 92-701 et en prenant, pour simuler
l’effet du bac acier, une épaisseur équivalente de béton.
Lors de l’établissement de ces méthodes approchées
et de leur comparaison avec des résultats d’essais, il devra être
tenu compte du degré d’humidité du béton.
Pour les types ou éventuellement famille de bacs acier, les règles
de calcul du document P 92-701, particulièrement en ce qui concerne
la capacité de rotation sur appui des dalles continues, pourront
être assouplies selon des modalités qui seront fixées
par un laboratoire agréé suite à des essais réalisés
sur ce type ou famille de bacs acier réalisés conformément
aux avis techniques délivrés pour chacun d’eux.
3.3. Stabilité au feu supérieure à 30 min
avec protection thermique en sous-face
Pour les planchers bénéficiant d’une protection thermique
par plafond suspendu ou par projection de matériau isolant, le degré
de résistance au feu doit être établi par un laboratoire
agréé (procès-verbal en cours de validité).